Television Baby

“I’m a television baby
My father’s a knob
And my mother’s a tube.
When I’m sad my horizontal skips
And my vertical dips
But when I’m glad my brightness meter
Shouts brightest…”






“I’m a television baby
My father’s a knob
And my mother’s a tube.
When I’m sad my horizontal skips
And my vertical dips
But when I’m glad my brightness meter
Shouts brightest…”
Défilé Charles Anastase Printemps/Eté 09, crédit photos: style.com
Je me souviens encore de mon premier contact avec le travail de Charles Anastase: une illustration sur fond bleu-gris, très pâle, représentant un visage aux cils infiniment longs, dont je m’étais inspiré pour une création matière lorsque j’étais encore étudiante…
J’avais tout de suite aimé la finesse et l’incroyable précision du trait, ainsi que l’extrême douceur qui ressortait de ce dessin malgré l’inquiétante longueur des cils… J’avais alors cherché à en savoir plus, tombant sur quelques collections passées et fantasmant par la même occasion sur la beauté très sage des manteaux à col claudine!
En regardant son dernier défilé, on peut dire que son style est resté très cohérent… tout en se bonifiant avec le temps.
Une fausse candeur qui n’est pas sans rappeler la Lolita de Vladimir Nabokov, les transparences qui viennent bouleverser le blanc virginal, les mini-crinolines portées avec des portes-jarretelles, les teintes fluo apposées aux codes preppy…
On nage encore en plein rêve, c’est certain, mais cette fois-ci il y a vraiment quelque chose en plus.
Quelque chose de plus fort, quelque chose de très beau…


“Allô, Sigmund?!
Prolongement ou substitut?
(…) En tout cas, je l’aime bien cette nouvelle voiture..!”